L’Urgence du Soudan
Le Darfour-Nord est aujourd’hui le théâtre d’atrocités massives après la chute d’El Fasher.
Le dimanche 26 octobre, après dix-huit mois de siège, les Forces de soutien rapide (FSR) ont pris le contrôle de la ville.
Les jours suivants ont vu une escalade dramatique des crimes de guerre et des exécutions de civils
1. Des crimes documentés et filmés
Exécutions et massacres : Les Forces conjointes (alliées de l’armée soudanaise) accusent les FSR d’avoir exécuté plus de 2 000 civils non armés — en majorité des femmes, des enfants et des personnes âgées — les 26 et 27 octobre.
Crimes filmés : Des vidéos montrent des exécutions sommaires, des civils fuyant sous les tirs, des corps brûlés vifs dans des véhicules, et des blessés achevés au sol.
Horreur à l’hôpital : Selon des rapports alarmants, 460 patients et accompagnants auraient été massacrés à l’hôpital Saudi Maternity Hospital. Parmi les victimes : des femmes enceintes, des nouveau-nés et du personnel médical. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a confirmé avoir reçu ces signalements choquants.
2. Les chiffres d’une catastrophe humaine
🔻 2 000+ civils exécutés dans les premiers jours (26–30 octobre).
🔻 460 victimes dans une seule maternité.
🔻 177 000 civils pris au piège à El Fasher, sans voie de fuite sécurisée.
🔻 36 000 personnes ont fui la ville en quatre jours, sous les tirs.
🔻 14 millions de déplacés à travers le pays — la plus grande crise humanitaire au monde.
🔻 150 000+ morts depuis le début du conflit en avril 2023.
L’ONU évoque des motivations ethniques derrière ces tueries et dénonce un nettoyage ethnique systématique et intentionnel, accompagné de violences sexuelles massives.
« Si le monde n’agit pas de toute urgence, les civils subiront de plein fouet des crimes encore plus odieux. »
Pendant que l'attention se focalise sur Gaza, l'Ukraine ou les élections américaines, le Soudan meurt dans le silence. C'est un génocide filmé, posté sur les réseaux sociaux, vérifié par des organisations internationales et largement ignoré.
